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Un café quoi?! (8)

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  Je voudrais rappeler ceci : le Saint Esprit ne fait pas de nous des robots, des marionnettes. Il respecte totalement notre liberté. Souveraine liberté sans laquelle il n’y a pas de véritable amour. On peut toujours dire non à ses inspirations. Sauf que, comme il nous connait mieux que nous-mêmes –nos capacités, nos talents, nos dons et nos charismes, et surtout ce qu’il peut faire avec nous par sa grâce- il ne serait pas judicieux de résister. Mieux vaut la docilité, pour notre plus grand bonheur. Même si l’on a dit non dans un premier mouvement, il n’est jamais trop tard pour revenir sur notre décision. Voilà que le bon prêtre inspirateur de notre groupe de prière m’approche, une fois de plus, après que j’aie accepté le rôle proposé dans l’équipe de soutien, pour me proposer l’idée suivante : ouvrir avec lui et d’autres bénévoles, un café chrétien. Quoi? Je connais le café percolateur, l’instantané, le décaféiné, l’espresso… mais ‘chrétien’? Qu’est-ce que ça mange en hiver, ça? Et

Le troisième lien (7)

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  Dans l’Église de mon enfance, on faisait rarement référence à l’Esprit Saint, sauf en lien avec le sacrement de Confirmation. Et encore… En quelque sorte, il est le fameux ’illustre inconnu’. Dieu le Père, ça va relativement bien, quoique si on n’a pas eu de bonne figure paternelle dans notre vie, cela peut faire problème. Dieu le Fils me semble le plus facile à concevoir parmi les trois personnes de la Trinité. Divin, oui, pleinement, mais aussi pleinement humain. Jésus, dans son humanité, est vraiment l’un des nôtres. Il a un visage, un corps, une existence qui ressemble à la nôtre (en termes généraux de naissance, liens familiaux, apprentissages, croissance, mort –je ne parle évidemment pas du contexte dans lequel se sont vécues ces étapes de la vie de notre Sauveur). Voilà du concret. Mais l’Esprit Saint… Concept abstrait, s’il en est un. On en parle souvent en le comparant à quelque chose. Au vent, au souffle humain, au feu, à la lumière, à une colombe, etc. J’ai même lu récem

C'est le Carême. Youppi! (Article Hors-Série)

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  Bonjour à vous! Il m'arrivera de temps en temps de vous présenter des articles, soit déjà parus dans le passé (et que je remanierai), soit de nouvelles réflexions que je sens le besoin de vous partager. En voici un. Bonne lecture! Ce Mercredi, 14 février, commence la période de 40 jours qui nous amènera à la Semaine Sainte et à Pâques. Ce n’est plus un secret pour personne que j’aime intensément ce temps de l’année. Pour certains d’entre vous, je sais que le Carême peut avoir une connotation négative et triste. On se rappelle de durs sacrifices et privations imposés par la religion, à une certaine époque pas si éloignée. Le problème est peut-être là : ils étaient imposés de l’extérieur. Parce que, en soi, il n’y a rien de négatif à un renoncement, une privation, le jeûne ou un sacrifice, s’il est choisi par amour pour un bien ou une valeur qui m’apparaissent supérieurs et bons pour moi et ceux que j’aime. Vrai? Nous en faisons à l’année longue pour bien des raisons qui nous tie

Tombé en amour (6)

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  Mon amie de cœur de l’époque, après une intense réunion de prière à laquelle elle avait accepté de participer, malgré ses réticences, me déclare ceci : «Il y a un problème dans notre couple!» Surprise et étonnement de ma part. Je ne voyais pas du tout de quoi elle parlait. Nous filions un petit bonheur tranquille, me semblait-il… Elle continue : «Il y a une troisième personne dans notre relation. Elle est de trop. Et je ne tolèrerai pas ça!» Mais non, dis-je avec force! Je le saurais, si c’était le cas. Mais pas du tout! Je suis interloqué, sinon insulté. À moins que ce soit elle qui me trompe? Et voilà qu’elle m’envoie ceci, comme une gifle au visage : «Oui, il y a quelqu’un  et c’est Dieu!!! Tu es en amour avec Dieu! Et je ne peux pas compétitionner avec lui.» Après une tentative sérieuse de clarification, nous nous sommes donné le temps de réfléchir. J’ai encaissé le coup, dans la prière j’ai fait le point, j’ai consulté le prêtre-animateur de mon groupe, mes parents, etc. Et j’ai

Bouleversement (2e partie) (Art. 5)

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  Laissez-moi vous dire d’entrée de jeu que j’écris ces lignes en ce dernier jour de janvier 2024, fête de saint Jean Bosco, patron de la jeunesse. Il fut une grande inspiration, un fidèle ami spirituel depuis ma tendre enfance, dès que mes parents m’ont acheté la bande dessinée sur sa vie et celle de son jeune disciple saint Dominique Savio (de là ma surprise quand je participai à ma première soirée charismatique dans l’école du même nom que ce saint enfant. Comme un clin d’œil du Ciel.) On s’en reparle dans un autre article. Nous voilà donc réunis dans l’église Saint-Pierre-Apôtre, au centre d’un espace créé derrière les bancs (comme dans beaucoup de lieux de culte catholique, suite à la baisse radicale de fréquentation dominicale, des rangées de bancs devenus inutiles ont été enlevées pour permettre différents usages de ce genre, rencontres, cafés partagés, etc. Très pertinent.). Chaque lundi soir, j’y retrouvais une ambiance feutrée, accueillante, chaleureuse, où l’on me connaiss

Bouleversement (1ère partie) (Art. 4)

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(ARTICLE 4)  Alors que je m’éloigne progressivement de mon port d’attache spirituel, mes parents veillent au grain, et quelques prêtres qui avaient avec ma famille des liens d’amitié de longue date répondaient à l’appel de mon père et de ma mère pour offrir conseils et prières, et les aider à m’accompagner dans mon cheminement (psychologique, moral, spirituel, etc) qui –au cœur d’un monde en profonde mutation- les inquiétait. Et je n’ai pas eu l’adolescence tranquille, disons…Ma mère avait travaillé comme ménagère en paroisse, et aussi chez les Oblats de la rue Saint-Denis, et elle était restée en contact avec, entre autres, le Père Pelletier et le Père Villeneuve. Je ne me souviens plus duquel, mais l’un d’eux, un jour, appela à la maison pour nous offrir de participer à une soirée de prière se tenant à l’école Dominique-Savio, rue St-Hubert, je crois. Je devine qu’il avait perçu lors de ses visites à la maison que le grand Jean-Pierre ‘prenait l’bord’ (pardonnez-moi l’expression) de

La «Grande Noirceur» (Art. 3)

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(ARTICLE 3)  Une fois rendu au CEGEP et à l’Université (d’abord, bac es arts / études françaises), rien de particulier en termes de pastorale-jeunesse. J’ai plusieurs amis, mais la foi ne fait pas nécessairement partie de ce qui nous unit. Je continue mon engagement en paroisse avec une certaine joie, mais j’avoue que je le cache un peu…  Durant mes deux années d’études collégiales, je fais face à des professeurs qui, en histoire ou sociologie, parlent constamment de la période d’avant-révolution tranquille comme de la Grande Noirceur au Québec, affirmant que c’est à cause de l’Église institutionnelle, compromise avec les pouvoirs de ce monde et centrée sur sa propre vision autocratique, que le Québec n’a pu s’épanouir et vivre la prospérité possible. Sans oublier toutes les blessures psychologiques causées par les hommes du clergé, etc., etc. En gros, c’est ce qui circulait un peu partout et ce dont on nous abreuvait sans cesse. De quoi apprendre à détester l’Église de toute notre âme

La genèse (Art. 2)

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  (Article DEUX) Mon aventure en pastorale-jeunesse s’est préparée de loin. En fait, je devrais dire : a été préparée de loin par le Seigneur. Enfant, je n’ai jamais fait partie de groupe de sport ou de groupe comme les scouts. Pas de participation à des camps de jour ou des camps d’été. Rien, vraiment, ne m’attirait à ce niveau. J’avais beaucoup d’amis près de chez-moi et on s’amusait informellement, ça me suffisait amplement. J’avais d’ailleurs un côté solitaire qui me faisait apprécier mes temps de lecture personnelle, d’écoute de musique, de bricolage, etc. À neuf ans, j’ai commencé à apprendre un instrument de musique, j’ai donc passé plusieurs heures par semaine à me pratiquer seul, et ça m’allait très bien. À l’adolescence, les choses ont commencé à évoluer progressivement : à 15 ans (en 1972), je fus recruté par ma paroisse pour jouer de l’orgue et faire partie de l’équipe de liturgie. Vous vous doutez bien que j’étais le seul adolescent impliqué aussi largement dans la c

Bientôt de retour! (Art. 1)

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«On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le lampadaire, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. » Matt 5,15 Chères soeurs, chers frères en Jésus, après mûre réflexion et surtout prière approfondie, j'ai décidé de revenir au blogue. Comme je ne peux me permettre le coût d'un hébergement web, à ce moment-ci je choisis 'Blogger' de Google, tout simplement parce que c'est...gratuit et facile à utiliser. Le propos de mes prochains articles sera assez spécialisé, cette fois: mon aventure en pastorale-jeunesse, au coeur de ma vie presbytérale. Ce fut vraiment un aspect de mon ministère que je n'avais pas prévu d'avance mais qui constitua pourtant une dimension majeure de mon vécu de prêtre, et ce, dès mon premier stage en paroisse. Surveillez donc «Parole de frère» dans les semaines à venir! Ça risque d'être fort intéressant. Mon état de santé ne me permet pas de m'épuiser à l'ordinateur, j'irai